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  • Viticulture durable

    Notre philosophie : Une viticulture écologique et durable

    Dans la famille Champalou, nous sommes vignerons depuis 13 générations du côté féminin, et 7 du côté masculin. C'est donc le sang paysan qui coule dans nos veines car tout en étant vignerons, nous sommes avant tout paysans.

    C'est grâce à cette éducation paysanne, au vécu de nos ancêtres, leurs observations, leurs erreurs comme leurs avancées, que la démarche prioritaire de notre domaine a toujours été le respect de la nature par la pratique de la viticulture durable. Au quotidien, dans les discussions familiales, le respect, le ressenti et l’observation ont toujours été des évidences et constituent les bases d’une ligne de conduite.

    Notre but premier est d'avoir une vigne épanouie, respirant le bien-être. En un mot : trouver l'équilibre.

    Depuis toujours notre vignoble est travaillé de façon écologiquement durable. Depuis 2000 nous sommes certifiés Terra Vitis. Cette association, dirigée par des vignerons et des techniciens passionnés, représente la viticulture durable en France. Le cahier des charges s'adapte à chaque région. En effet, il est difficile de cultiver la vigne dans toutes les régions de la même façon.

    Pour aller au bout de notre démarche, nous sommes certifiés HVE-3 depuis 2016, une certification reconnue par l’État français. 

     

    Le travail de la vigne au Domaine Champalou

    Notre façon de travailler.

    Depuis la création du Domaine, en 1983, il a toujours été évident d'observer le vignoble, de lui apporter ce dont il a besoin, au moment où il en a besoin, et ceci de façon écologique.

    Nous travaillons dans le respect de l'environnement, et mettons l'accent sur des travaux mécaniques et manuels. Comme par exemple, l'ébourgeonnage, l'effeuillage, l'enherbement naturel, l'utilisation de talc et de chaux, qui protègent la vigne de l'humidité tout en stimulant ses défenses naturelles.

    Chaque opération n'intervient qu'aprés une observation. Toutes nos décisions sont donc réfléchies. Nous recherchons toujours l'équilibre entre nos idées et nos actions.

    Aussi, pour que le travail soit toujours de qualité, nos démarches et réflexions évoluent dans le temps. Il est important de continuer à se remettre en question, à apprendre. C'est pour cela que nous participons à des formations, à des réunions, que nous échangeons avec nos collègues.

    Comment raisonnons-nous ?

    Tout d'abord en écoutant la parole des anciens.

    viticulture durable, champalou

    Les gens de la terre associent depuis toujours le rythme biologique de la vigne avec celui de la lune. La qualité de certaines actions est améliorée par leur bon positionnement dans le calendrier lunaire. Nous tenons compte de cela pour effectuer des taches comme les tontes d'herbes, les rognages, la date des vendanges, celle des mises en bouteilles et dans différents gestes du quotidien.

    En utilisant ce que la nature a de raisonnable...

    Par exemple, durant la saison nous poudrons les vignes au talc et à la chaux (tous deux des produits naturels) pour minimiser l'influence néfaste de l'humidité. La chaux permet aussi de renforcer les défenses naturelles du raisin en durcissant la pellicule de ses baies.

    En limitant la consommation de combustibles par le couplage des opérations mécaniques...

    Pour être épanouie, la vigne a besoin d'attention et de travail. C'est pourquoi nous avons adapté notre matériel pour réaliser deux opérations en un passage d'engin. Nous diminuons ainsi les rejets en respectant notre environnement.

    En luttant par prophylaxie : les vignes sont taillées courtes, puis ébourgeonnées et enfin effeuillées. Tout ce travail d’anticipation a pour but d’avoir une quantité de récolte raisonnable et aérée, évitant ainsi les foyers d’humidité et donc de maladies.

    En favorisant le naturel : nos vignes sont enherbées grâce aux variétés endémiques (locales et naturelles). La protection du vignoble est elle aussi réalisée avec des produits biodégradables et naturels : les poudrages de talcs, chaux et soufre, les huiles essentielles d’écorce d’orange (pour assécher et purifier).

    En essayant de sublimer ce que nous récoltons : avec le temps, nous savons anticiper les maturités sur nos différents terroirs. C’est pourquoi chaque parcelle est observée de façon unique, afin de déterminer la meilleure date des vendanges. Nous aimons l’élégance du chenin, c’est pourquoi nous recherchons sa pleine maturité et non une sur-maturité qui pourrait alourdir ses traits de caractère.

    Enfin, la protection du vignoble est faite à faible dose, uniquement en cas de nécessité et surtout avec des composés dégradables dans le sol.

    La viticulture durable et ses travaux au fil des saisons.

    Le travail de la vigne est passionnant dans le sens où il nous fait vivre au rythme des saisons. Plus la vigne pousse et plus elle a besoin de notre attention.

    Chaque tâche en son temps…

    1. L'hiver, c'est la taille

      C'est une étape très importante en viticulture. Elle s'étale de novembre à mars. La taille est un acte crucial dans la conduite de la vigne car c'est là que l'on détermine la future récolte. Le chenin nécessite chez nous une taille courte que nous appelons la taille en gobelet. Chaque cep porte plusieurs bras sur lequels nous laissons un courson (baguette courte) à deux yeux (ou bourgeons). La charge totale par cep est de huit yeux en moyenne. Puis, le broyage des sarments coupés apporte un compost naturel au sol.

    2. Avec le printemps la vigne demande de plus en plus de soins

      Tout d'abord, c'est le moment de l'ébourgeonnage et de l'épamprage. Cette étape consiste à retirer les pousses mal placées, faibles, stériles ou non nécessaires à la vigne. L'avantage est de permettre une meilleure croissance des rameaux, des jeunes feuilles et donc des futures grappes de raisin. Ces deux actions ont aussi pour but d'aérer la récolte, améliorant ainsi la qualité de la vendange pour une qualité globale optimale.

    3. Ensuite, c'est l'accolage ou le palissage. Ce travail consiste à maintenir la végétation verticale entre deux fils dit "accoleurs". Il est nécessaire de relever les rameaux, tout d'abord pour pouvoir circuler dans le rang, puis pour favoriser la photosynthèse et enfin aérer la future vendange.

    4. Durant la période estivale, les tâches sont très variées. Il faut maîtriser la bande enherbée au milieu du rang, entretenir et renouveler le palissage (piquets et fils accoleurs). Il faut être vigilant contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies de vigne.

      Le mécanique (couplé) plutôt que le chimique : les vignes sont décavaillonnées et travaillées plutôt que d’être désherbées. Les travaux mécaniques sont couplés au maximum, le rognage avec l’effeuillage, la tonte et le binage afin de limiter notre empreinte carbone.

    5. Avec l'été, les rameaux et les feuilles continuent à pousser : c'est pourquoi nous passons plusieurs fois rogner et effeuiller. Le rognage sert à maitriser la liane qu'est la vigne et à concentrer les éléments de croissance vers les jeunes feuilles et les grappes. L'effeuillage a pour principe de couper certaines feuilles placées au niveau des raisins et son but d'aérer la partie fructifère. Ces deux actions sont bien sûr différentes d’une année sur l’autre, adaptées en fonction de la météo et du millésime.

    6. Septembre...

      L'ultime étape, le moment tant attendu ; on goûte le raisin, on échantillonne les baies, on regoûte, et échantillonne de nouveau...

      Et enfin, la maturité est là, ça y est… Voici enfin le temps des vendanges…